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MÉTHODES DE LA CHIRURGIE |
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| EXTENSION
ACTIVE DU COUDE |
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Lorsque
l’extension active du coude est paralysée, et que le patient
est incapable de lever la main au-dessus de la tête, il
faut la rétablir en priorité, avant d’opérer la main.
Il
existe plusieurs raisons pour justifier cela. En particulier, et tout
simplement, il ne sert à rien de restaurer la préhension sur une main
dont la position ne serait pas activement contrôlée par le patient dans
les 3 dimensions de l’espace. Le rétablissement de l’extension active
du coude permet à lui seul une amélioration fonctionnelle considérable,
en particulier dans la propulsion du fauteuil roulant, et dans l’amélioration
des transferts du patient entre les positions couchée et assise.
Toutefois, il ne faut surtout pas en attendre de cette opération une
force importante. La force obtenue ne dépasse pas quelques kilogrammes,
ce qui suffit pour soulever l’avant-bras et la main, mais ce qui est
largement insuffisant pour permettre au patient de soulever son propre
poids.
Il existe 2 techniques possibles pour rétablir l'extension active
du coude : le transfert de la partie postérieure du muscle deltoïde
sur le triceps, et le transfert du biceps sur le triceps.
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L'extension active du
coude a été restaurée chez ce patient, qui est devenu capable de
lever les mains au-dessus de la tête. |
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| OUVERTURE
ET FERMETURE DE LA MAIN |
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Lorsque l’extension active du coude est conservée ou qu’elle a été
rétablie, le but est de restaurer ou de
renforcer la préhension sur chaque main.
Cela signifie qu’il faut rétablir
d’une part une ouverture et une fermeture de tous les doigts, et
d’autre part une ouverture et une fermeture de la pince réalisée
entre le pouce et l’index.
Pour cela, deux opérations
sont
généralement nécessaires : l’une
pour renforcer l’ouverture des doigts et du pouce, et l’autre
pour réanimer leur fermeture.
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Ouverture et fermeture
des doigts. |

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Ouverture et fermeture
de la pince latérale. |

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La nécessité des deux temps opératoires sur
chaque main vient du fait que, pour que les tendons opérés
cicatrisent, chaque opération doit être suivie par une
immobilisation qui les met au repos pendant 4 semaines. Et les
positions idéales d’immobilisation sont contradictoires lorsqu’on
réanime l’ouverture de la main (le poignet doit être redressé
vers l’arrière) et lorsqu’on réanime sa fermeture (le poignet
doit être fléchi vers l’avant).
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| De la même façon, il n’est pas possible
d’associer la réanimation de l’extension active du coude
(immobilisation postopératoire coude étendu) et une intervention de
transfert tendineux sur la main (immobilisation postopératoire coude
fléchi à 90°).
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| L’ouverture de la main
survient lorsque le poignet est fléchi, qu’il « tombe ».
La fermeture de la main survient lorsque le poignet est redressé vers
l’arrière. Ces phénomènes naturels (dits « de ténodèse »),
qui peuvent être observés chez n’importe qui, sont exploités et
amplifiés par les interventions. C’est ce qui explique que le
poignet doit être suffisamment mobile avant les interventions. |
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Les effets
naturels de "ténodèse" : la flexion du poignet
s'accompagne automatiquement de l'ouverture de la main. |

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Il faut d’abord renforcer l’ouverture de la main
avant de restaurer sa fermeture. Si les interventions avaient lieu en
ordre inverse, le patient risquerait fort de ne pas pouvoir ouvrir sa
main.
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| Le premier temps opératoire sur la main, qui a pour
but de renforcer son ouverture, ne sert à rien s’il n’est pas
suivi par le temps de restauration de sa fermeture.
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| Le choix du premier côté
opéré (droit ou gauche)
est laissé au patient. Lorsque l’extension des 2 coudes est paralysée,
il nous semble préférable d’opérer un coude, puis l’autre,
avant d’opérer une main puis l’autre. Mais il est aussi possible
d’opérer un coude puis la main correspondante avant de faire la même
chose de l’autre côté.
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Chaque temps opératoire est séparé du précédent par un intervalle
minimum de 3 mois (un mois d’immobilisation, puis deux mois de rééducation).
En pratique et dans notre expérience, c’est d'ailleurs plutôt un intervalle de
145 jours en moyenne qui sépare deux interventions successives chez un même
patient.
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