OBJECTIFS ET PRINCIPES DE LA CHIRURGIE

 
  (professionnels : voir le site  tetraplegia.fr )

Depuis les années 1970, à la suite des travaux internationaux de pionniers tels que Moberg en Suède, Lamb en Ecosse, et Zancolli en Argentine, la chirurgie fonctionnelle des membres supérieurs a largement fait les preuves de son efficacité dans les tétraplégies traumatiques. Son but est d’augmenter l’autonomie des patients tétraplégiques en restaurant ou en renforçant leurs capacités de préhension. 

Il ne s’agit pas d’un miracle, puisqu’elle ne rajoute pas de muscles. En fait, son principe est d’utiliser certains des muscles restés actifs pour les faire agir sur des fonctions paralysées. Il faut bien sûr choisir judicieusement les muscles utilisés de façon à « ne pas déshabiller Pierre pour habiller Paul » et à ne pas étendre les paralysies. On utilise donc des muscles actifs dont la fonction peut être compensée par d’autres muscles restés actifs. 

Au bout du compte, chaque membre supérieur conserve globalement les muscles et la force qu’il avait au départ, mais il fonctionne mieux car les forces ont été redistribuées.

Toutefois, le patient doit remplir certaines conditions pour pouvoir bénéficier de la chirurgie et de la rééducation.

En outre, les possibilités dépendent évidemment de l'étendue des paralysies, qui est appréciée dans une classification internationale qui s'applique à chaque main séparément.

Il faut d'abord rétablir l'extension active du coude si elle est paralysée, puis l'ouverture et la fermeture de la main. Les indications opératoires dépendent bien sûr de la classification.