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PRISE EN
CHARGE DES COMPLICATIONS MÉDICALES INFECTIEUSES |
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| La
prise en charge médicale des principales complications auxquelles
peuvent se trouver confrontées les personnes tétraplégiques ne
sera pas détaillée ici. Seules les grandes lignes seront exposées.
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| GÉNÉRALITÉS |
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La pratique systématique d’un Examen Cyto-Bactériologique
des Urines (ECBU) n’est pas nécessaire. Plus de 60% des blessés
médullaires ont un ECBU positif (présence de germes dans les
urines) alors qu’ils ne présentent aucun signe d’infection
urinaire. Les traitements antibiotiques ne sont pas nécessaires
dans ces cas et risquent même d’entraîner la sélection de
germes multi-résistants aux antibiotiques qui seront beaucoup plus
difficiles à traiter si une véritable infection se déclare.
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Pour la majorité des patients, cet examen ne sera pratiqué
que lorsque des signes d’infection urinaire sont présents :
fièvre, fuites inhabituelles, brûlures mictionnelles si la
sensibilité est préservée, majoration franche de la spasticité,
urines sales ou malodorantes, manifestations dysréflectiques (poussées
d’hyper-réflexie autonome avec sueurs inhabituelles, maux de tête,
frissons…).
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Dans tous les cas, un avis médical est nécessaire en cas de
suspicion d’infection urinaire. Seul le médecin est habilité à
évaluer la gravité de la situation et à prescrire un traitement
approprié. Chaque cas étant particulier, les durées de traitement
mentionnées ci-dessous sont uniquement indicatives.
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| INFECTIONS
URINAIRES BASSES : CYSTITES |
| La
cystite est une infection urinaire basse sans fièvre. Le diagnostic
est confirmé par un ECBU positif.
Elle nécessite une antibiothérapie orale adaptée de 5 à 7
jours prescrite par le médecin traitant.
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| PYÉLONÉPHRITE |
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La
pyélonéphrite est une infection du rein, beaucoup plus grave que
la simple cystite. Elle s’accompagne de fièvre. Elle nécessite
un traitement plus prolongé (2 à 3 semaines). La plupart du temps,
ce traitement est débuté par voie intra-veineuse avant qu’un
relai par traitement oral soit possible.
La
survenue d’une pyélonéphrite nécessite de revoir l’équilibre
vésico-sphinctérien de la personne et sa technique de drainage des
urines. |
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| ORCHITE ET
ORCHI-ÉPIDIDYMITE |
| Il
s’agit d’une infection du testicule qui se manifeste par une
augmentation de volume d’une bourse associée à de la fièvre. La
survenue de ces symptômes nécessite absolument un avis médical
rapide afin de mettre en route un traitement efficace par
antibiotiques. Les antibiotiques sont en général prescrits par
voie veineuse dans le cadre d’une hospitalisation courte au début.
La durée totale du traitement est d’environ 4 semaines. Les
sondages intermittents peuvent être maintenus. Ce type de
complication expose à une hypofertilité secondaire.
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| PROSTATITE |
| La
prostatite aiguë donne un tableau d’infection urinaire fébrile.
Le diagnostic sera établi par le médecin après examen de la
personne, en s’aidant éventuellement de dosages sanguins ou
d’une échographie de la prostate. Le traitement est le même que
celui de l’orchite mais généralement un peu plus prolongé (6
semaines). La prostatite expose également au risque d’hypofertilité
secondaire.
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Dr
Isabelle Laffont*, Dr Alain Cormerais**, Dr Célia Rech*, Pr Olivier
Dizien*
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Unité
de Médecine Physique et de Réadaptation, hôpital Raymond Poincaré,
92380 GARCHES ** CMPRF de Kerpape, 56275 Ploemeur Cedex
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