SUIVI VÉSICO-SPHINCTÉRIEN DE LA PERSONNE TÉTRAPLÉGIQUE 

 

Quelque soit le mode de vidange de la vessie adopté, un suivi régulier est indispensable pour éviter les complications. La fréquence de ce suivi dépend de plusieurs facteurs : mode de vidange vésicale, caractère plus ou moins équilibré de la vessie, existence de complications…. Un bilan doit être réalisé au minimum tous les deux ans, quelle que soit la situation.

Ce suivi doit être assuré par des équipes connaissant bien la tétraplégie : services de Médecine Physique et de Réadaptation (ou services de rééducation fonctionnelle), services d’urologie spécialisés.

 Les examens les plus couramment réalisés sont les suivants :

-         Évaluation de la fonction rénale par prélèvement sanguin (prise de sang)

-         Échographie vésicale et rénale

-         Bilan uro-dynamique (ou cystomanométrie)

-         Urétro-Cystographie-Rétrograde (UCR)

 Dans certains cas particuliers, d’autres types d’examens peuvent être demandés par le médecin : scanner des reins, scintigraphie rénale, endoscopie…..

 
La prise en charge des troubles vésico-sphinctériens des personnes tétraplégiques a beaucoup évolué depuis 30 ans. Les avancées thérapeutiques dans ce domaine sont nombreuses et ont permis de diminuer considérablement la fréquence des complications rénales, infectieuses et urologiques. Le mode de vidange de la vessie doit être décidé en tenant compte du niveau neurologique de la personne et de ses capacités fonctionnelles (qualité des préhensions, possibilités de transferts…), de ses choix personnels, du fonctionnement de sa vessie, de l’existence de complications. Un suivi régulier assuré par des médecins spécialistes est indispensable pour éviter les complications et rediscuter le mode de prise en charge en fonction des avancées thérapeutiques.
 

Dr Isabelle Laffont*, Dr Alain Cormerais**, Dr Célia Rech*, Pr Olivier Dizien*

* Unité de Médecine Physique et de Réadaptation, hôpital Raymond Poincaré, 92380 GARCHES  ** CMPRF de Kerpape, 56275 Ploemeur Cedex